Chantons sous les bombes

Une circulaire datée de Paris, le 30 novembre 1943, émanant du Bureau des Indemnités du Ministère des Finances et destinée à Messieurs les Ministres et Secrétaires d’État, donnait la liste des «Localités ouvrant droit au bénéfice de l’indemnité de bombardement pour la période du 1er Novembre au 31 Décembre 1943».

L’exemplaire que nous reproduisons est incomplet. Il ne concerne que le Finistère, le Morbihan, Boulogne pour le Pas-de-Calais et St Nazaire pour la Loire Inférieure.

Que faisait donc le destinataire de cette circulaire, ou que cherchait-il à dire — ou à oublier — en recopiant au dos une chanson? Après le fracas des bombes, un modeste chant d’amour, mais célèbre depuis  la Première Guerre.

On notera que le nom du cabaret est ici «Aux Tourlourous», ce qui signe l’époque d’origine de la version recopiée. Le nom deviendra ensuite «Aux vrais poilus», comme le précise une note du merveilleux site Du Temps des cerises aux Feuilles mortes. On pourra y entendre le créateur de la chanson, Bach lui-même, enregistré en 1919 (paroles de Louis Bousquet – musique de Camille Robert).

Madelon-1

Madelon-2

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